Marlène Chemouni

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Interview de Marlène Chemouni, qui est sur le point de terminer ses études de traduction dans la filière française de notre département de Traduction et d’Interprétation à l’Université Bar-Ilan. Aujourd’hui elle a pour mission de gérer la partie française de notre page Facebook.  

Interviewer: Shulamit Haran, enseignante de traduction écrite et orale auprès du département 

 

Marlène Chemouni, racontez-nous comment vous en êtes venue à entreprendre vos études au département de Traduction et d’Interprétation 

Déjà quand j’étais élève au collège et au lycée, et plus tard dans le cadre de mes études de licence, j’ai toujours appris la traduction – que ce soit en cours de latin ou en cours de langues étrangères. Après avoir obtenu ma licence d’allemand à l’Université Paul Valéry de Montpellier, je me suis orientée vers l’enseignement.

Quelques mois après mon Alyah, j’ai eu l’occasion d’entendre à la radio Reshet Aleph une interview du Prof. Francine Kaufmann dans l’édition française des informations où elle avait expliqué ce qu’était la section de Traduction et d’Interprétation de l’université Bar Ilan. Je rêvais alors de maîtriser parfaitement l’hébreu pour réaliser mon rêve de progresser vers un diplôme plus avancé et spécialisé en traduction. 

Entretemps, j’ai commencé mon parcours comme enseignante en France d’abord puis en Israël. Mais très rapidement ici et pour maintes raisons, j’ai été amenée à quitter l’enseignement. J’ai ouvert un dossier aux impôts pour me lancer comme traductrice indépendante. J’ai compris que j’avais trouvé ma voie. 

Si vous aviez trouvé votre voie dans le monde de la traduction écrite, qu’est-ce qui vous a conduite à faire des études dans notre département ?

Il y a quelques années, j’ai décidé de réaliser mon rêve professionnel et de sortir du bureau. J’ai eu le plaisir d’être acceptée comme étudiante dans le département tandis que j’avais déjà 16 années d’expérience sur le terrain. Super défi, je dois dire ! 

Que vous ont apporté ces études ?

Elles ont affiné en moi la conception du métier et m’ont affirmée sur le marché en tant que traductrice aspirant toujours à la qualité optimale. Dans le cadre de mes études j’ai bénéficié d’une bourse d’un mois à l’ESIT (Ecole Supérieure d’Interprètes et de Traducteurs) à Paris. Dans cette faculté, les étudiants doivent choisir une filière sur les trois proposées : traductologie, traduction écrite ou interprétariat. Le directeur de la faculté m’a dit lors d’une rencontre préliminaire que la vision du département à Bar Ilan d’enseigner les trois filières à la fois était juste, car cela donnait aux étudiants une vue d’ensemble du domaine – ce qui convient bien mieux aux professionnels d’entre nous.

Parlez-nous des cours que vous avez suivis.

Les cours de traduction écrite avec Shula Haran, Judith Touitou et Francine Kaufman (dans les deux sens de traduction) m’ont confortée dans mon choix professionnel à tous points de vue – passion des mots, amour des langues, ouverture d’esprit à des sujets très variés et indépendance ! 

Les cours de stylistique hébraïque avec Elda Weizman et Ne’hama Barukh ont perfectionné mon niveau d’écriture en hébreu. Le cours de stylistique française avec Judith Touitou a enrichi chez moi l’aspect philologique de ma langue maternelle.

Les cours d’interprétariat avec Shula Haran du français vers l’hébreu et avec Francine Kaufman de l’hébreu vers le français – au-delà du défi intéressant que cela représentait pour moi, m’ont amenée à vivre une traduction d’un autre type – en direct, et aussi à exercer un rythme plus rapide qui, peut-être, me permet aujourd’hui d’être moins réticente face à des travaux à réaliser pour le jour-même (ou presque) comme ce fut le cas par exemple pendant la période des élections !  

Que pouvez-vous nous dire sur le mémoire de maîtrise que vous préparez ?

 Les cours de traductologie avec Rachel Weissbrod et Elda Weizman m’ont ouvert un nouvel horizon, au point que j’ai choisi d’écrire mon mémoire de maîtrise sur un sujet à la mesure des autres défis :

Les termes d’adresse de la deuxième personne du singulier

(Tutoiement/ Vouvoiement) et leur traduction

du français vers l’hébreu dans deux films sous-titrés “Entre les Murs”

et “La journée de la jupe”

(Discours institutionnel à l’école) 

 

Terms of Address in the second-person singular and their translation from French into Hebrew subtitles intwo movies

“Entre les Murs” (The Class) and “La journée de la jupe” (Skirt Day)

(Institutional discourse at school) 

Il s’agit ici de ce que l’on appelle une « lacune » et plus précisément une « lacune pragmatique » – notion nouvelle apportée au monde de la traductologie par ma directrice de mémoire, la Prof. Elda Weizman que je remercie beaucoup à ce titre. 

El l’atmosphère, comment l’avez-vous trouvée au sein du département … 

J’ai rencontré une société agréable – à commencer par Nomy, secrétaire du département qui reçoit tout un chacun chaleureusement et avec le sourire, et jusqu’aux enseignantes toujours prêtes à encourager et à soutenir, et si je puis me permettre – démontrant toujours un professionnalisme optimal, elles aussi avec le sourire, sans oublier les étudiants sympas et motivés dont une partie a gardé le contact… et voici que soudain on ressent moins la solitude face à l’ordinateur ! En bref, des études dans une ambiance familiale avec des personnes que l’on ne peut qu’apprécier… 

Aujourd’hui, je suis très contente et fière d’apporter ma contribution à la promotion du département et en particulier de la filière française sur sa page Facebook. Car comme je l’ai écrit sur ma propre page professionnelle : mon métier ne s’improvise pas, il demande de la précision !